Mardi 11 juillet 2006

L’ETE

Des pulls oubliés, hanches nues et placards pleins des patiences de l’hiver.
Sont-ils préludes de satin aux fonds de tiroirs loin dans les chambres aux persiennes tirées ?
Dehors, plus aucun vent n’agace les jambes des filles et la moiteur lourde rend les mains collées sitôt la peau effleurée.
Le désir même se meut plus doucement et l’esprit vagabonde en un songe d’un oreiller frais bien avant d’un sein, d’une cuisse.
Ces peaux brillantes de sueur douce soulèvent au matin le silence de la journée coulante comme miel liquide,
Qu’avant le soir dans la rame étouffante du métro clairsemé je sais porteuses d’odeurs toujours plus profondes, vives.
Des poitrines humides passent et s’arrêtent, lentes comme des heures, tendent les tissus modernes bariolés où se dessine en auréoles sombres chaque détail des points oniriques.
Venus d’autres pays, des voiles dévoilent des cuisses luisantes jusqu’aux rebondis de fesses libérées, ficelées sur les banquettes irritantes.
Et les regards mous se perdent sur le fumé de mes ray bans.
Je ferme les yeux, cherche le souffle absent.
Dieu ! Comme ta peau est douce mon amour !
Dieu ! Comme ta peau est fraiche mon amour !
Dieu ! Ta peau, chaque fois ; mon esprit toute la journée ralentie osa rêver.
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Une réponse to “L’ETE”

  1. avanaé Says:

    Que ton esprit ose … ! Ma peau n’est qu’attente , toujours , sous tes doigts , ils le savent bien… :-)

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