dimanche 5 avril 2015

Feu du matin

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On ne fait pas feu de tout bois
 L’aube exige des fagots bien secs
Il y a de l’amour dans les mains
De celui qui rassemble le petit bois
Du matin
Ou les bûches du soir
Il y a de la joie dans l’allumette
Qui fait crépiter les premières
Étincelles
Et il y a de l’amour dans les braises
Qui rougeoient
Lentement
Sûrement
Qu’on voit de la colline
Au loin
Heureux
De rentrer au foyer.
Simplement.

feu

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dimanche 5 avril 2015

Les aimantés

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  Dans un obscur mystère
Se glisse un lien rare , précieux
Parfois
Il emprunte des méandres , languissant
Fait désespérément
Attendre les deux amants
Qui d’un regard se reconnaissent
S’attirent
Comme deux aimants.
L’amour est un incroyable
Mystère.

meandres

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dimanche 5 avril 2015

Souffles mêlés

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  Il faut bien , puis c’est nécessité
S’inventer des joies et des désespoirs
Pour vivre et le sentir
Mais que souffle l’amour et tout
Est feu de joie
Ta joue
Ma hanche
Nos peaux et nos
Souffles mêlés
Les gens qu’on regarde
Les livres qu’on partage
La pluie qui nous réunit .

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dimanche 5 avril 2015

Détente

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  Respirer , un sourire vient ‘
Caresser la détente,
Aider ceux que j’aime
Rire du gris passager
Être un peu du printemps
qui arrive .

respire

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dimanche 5 avril 2015

Crosses

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  Crosses, Spirales tout doucement

se préparent à dérouler

le Printemps nouveau,

ça frémit, ça frissonne.

Je regarde les

Yeux fermés en humant cette infinie fin de l’hiver .

spirales

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samedi 4 avril 2015

Hésitations

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Il hésite le Printemps,
il est timide ,
ça donne des ciels changeants de Mars versatile.
 

 
 
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mardi 13 janvier 2015
BlaBlabla par jfhl

11 janvier 2015 : une grande mobilisation pour une grande cause

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jeudi 10 février 2011

Juste un cheveu

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Il y avait un cheveu sur l’épaulette de mon manteau. Juste un cheveu. Comme ceux que trouvent parfois les épouses sages sur les épaulettes des vestes de leurs maris vertueux.
Juste un cheveu; d’argent.

Juste un cheveu.

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mercredi 9 février 2011

29ième jour de la quatrième année

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Extrait du journal


28ième jour de la quatrième année.

Situation instable.
Les conditions sont défavorables. Nous avons pu avec l’assistance du docteur Klass rétablir temporairement la liaison sub-spatiale. Malheureusement, il semble que nous n’ayons durant ces quelques dizaines de secondes pas disposé de puissance suffisante pour émettre. Le second Bradley a noté scrupuleusement la faible émission reçue durant le temps de fonctionnement de notre dernier transpondeur.

"621
00:31:04,507 –> 00:31:07,209
C’est surement pire
pour toi que pour moi.
 
622
00:31:14,117 –> 00:31:17,152
Cette situation…
 
623
00:31:18,988 –> 00:31:20,456
C’est si facile
de perdre espoir.
 
624
00:31:20,457 –> 00:31:22,357
J’ai vu ça chez d’autres,
 
625
00:31:22,358 –> 00:31:26,195
mais ce qui me garde
saine d’esprit
 
626
00:31:26,196 –> 00:31:28,897
c’est ces quelques moments
où nous sommes ensemble,
 
627
00:31:28,898 –> 00:31:34,036
le fait de pouvoir rentrer
à la maison, te voir et…
 
628
00:31:34,037 –> 00:31:36,538
Te tenir dans mes bras,
 
629
00:31:36,539 –> 00:31:41,577
même si c’est juste pour
un jour ou pour une minute…
 
630
00:31:41,578 –> 00:31:46,482
C’est ce qui me fait avancer.
"

Fin de réception à 00:32:02,296

Etant donné notre situation matérielle, nous n’espérons pas trouver les pièces nécessaires pour rétablir le fonctionnement de l’appareil. Nous ne sommes plus en mesure d’émettre et à peine en mesure de recevoir.
Par défaut, nous créeront des interférences selon un rythme non-naturel, des signaux courts en interférant le pondérateur. Nous espérons sincèrement que ce mode de communication suffira.


29ième jour de la quatrième année.
M. Doe, civil rescapé, professeur à l’université de Jamkinz, m’informe qu’il existait autrefois un code de communication, dénommé MORSE, permettant d’échanger des messages parfois complexe à l’aide de simples impulsions. Il a tenté d’en expliciter le fonctionnement et la logique mais ses souvenirs semblent trop confus pour en tirer quoi que ce soit.

De plus, il semble que ce codage ne permette pas l’échange d’idée. n’étant ni reconnu, ni transverbal, il ne nous sera pas utile.

J’ai remercié sincérement M. Doe pour ses efforts.

Fin du 29ième jour de la quatrième année

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mercredi 9 février 2011

Le temps passe

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"En fait, nous allons introduire dans les programmes éducatifs des jeunes enfants cette nouvelle discipline, d’abord sur quelques zones éducatives très restreintes et soigneusement choisies pour leur stabilité sociale, afin de valider les méthodes et les outils mais aussi à travers des stages et des visites afin de former tous les personnels concernés, même si cela représente en fin de compte énormément de monde. Progressivement, années après années, nous affinerons sur une génération ce que nos essais en hopitaux pédiatriques ont déjà dégrossis. Dès lors que cette première tranche aura été accomplie, nous étendrons la démarche à l’ensemble du territoire. si je puis me permettre un petit élan d’enthousiasme, c’est une révolution tout à la fois,  dans l’éducation bien sur par l’apparition de ces nouvelles méthodes et surtout la prise en compte -enfin- de l’être autant que du savoir, mais vous vous en douterez, dans la société et j’irai même jusqu’à dire l’humanité. A compter de maintenant et d’ici 8 à 10 ans, chaque enfant de notre beau pays, dès 3 ans, chaque futur citoyen en age d’apprendre, chaque futur acteur de l’avenir de tous, devra apprendre -et c’est une discipline qui sera pratiqué chaque jour- il devra apprendre donc à écouter son coeur. D’abord par des petites activités sensorielles très spécifiques et ciblées, les maîtresses éveilleront les bambins à la perception de leur coeur. Puis d’années en années, ils apprendront à l’écouter battre. Ils apprendront à compter les battements, puis à en faire le compte tout en pratiquant une autre activité. Et c’est ce moment éducatif le plus délicat. Ils devront absolument savoir écouter leur coeur sans y prêter une attention soutenue, cela va de soi, mais ils devront surtout être en mesure de tenir un compte, précis, des battements de l’organe, sur un laps de temps de plus en plus long, et ce tout en pratiquant une et même plusieurs activités variées, nécessitant tour à tour force ou concentration, à l’image de la vie quotidienne. Ainsi donc, lorsque toutes les têtes blondes, ou brunes, et même les autres, seront en mesure, entrant dans l’age adulte, de, à tout moment de la vie, en toute circonstance, donner le compte exact de leurs battements de coeur, ils pourront avoir une conscience globale et une perception immédiate de ce qui est une richesse sans limite possible pour chacun mais qui au fil des évolutions et des révolutions est devenu un joug écrasant, insupportable, mutilant, et poussant parfois jusqu’à la mort : le temps.

N’est-ce pas merveilleux ?

Bien sur, il reste quelques détails d’application à régler, comme la synchronicité des comptes et la variabilité des rythmes mais globalement, les études déjà achevées démontrent clairement qu’il est possible d’apprécier exactement le temps à partir du compte des battements de son coeur, celui qui passe, celui qui reste." (sic)

18 septembre – 14h57 – Salle du Grand Conseil

Le temps passe, inexorablement le temps passe.

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